Mais où était la classe Défense ce mercredi 6 Février ?

(actualisé le ) par M. Boisseau

La classe Défense en sortie, ce mercredi 6 Février, à la table ronde du CNRD au théâtre de l’Avant Seine, à Colombes.







La Classe Défense et Sécurité Globales (CDSG) est inscrite cette année au Concours National de la Résistance et la Déportation (CNRD).
C’est pourquoi elle a assisté à la table ronde sur le sujet de cette année : « Répressions et Déportations en France et en Europe de 1939 à 1945. Espaces et Histoire. » .



Les interventions se sont déroulées en trois parties.

Les intervenants.



 Le Mont Valérien

Antoine Grande, directeur du Mont Valérien a retracé l’histoire de ce haut lieu de la mémoire nationale en insistant sur la clairière aux fusillés. 1088 hommes y ont péri : résistants, Juifs, communistes sous le feu des fusils de l’armée nazie, la Wehrmacht.



Antoine Grande s’arrête un long moment sur des clichés pris clandestinement de l’exécution d’un groupe de résistants, le groupe Manouchian.

Affiche de propagande allemande contre des résistants du groupe Manouchian.

Ils sont seulement quatre prisonniers entravés face à une quarantaine de fusils allemands. C’était une idée du commandement allemand afin de diluer la responsabilité individuelle dans un acte collectif : lorsqu’on appartient à un groupe nombreux, il n’y a plus de culpabilité, tout le monde est coupable, donc innocent !

Celestino Alfonso, Wolf Josef Boczor, Emeric Glasz et Marcel Rajman, face au peloton d’exécution le 21 février 1944.
(Photo prise par Clemens Rüther)



 Un résistant d’Asnières

Mme Françoise Le Cornec, représentante de l’association des Professeurs d’Histoire-Géographie est intervenue dans un deuxième temps afin de retracer des parcours de déportés, notamment asniérois.
Il s’agit de Marcel Marty, arrêté en juin 1941 car il était militant communiste. Il est déporté à Auschwitz le 6 juillet 1942 et il n’en reviendra pas.
La famille Varadi connaît un destin tout aussi tragique : Les parents sont déportés et meurent à Auschwitz en 1942. Leur fille Michelle meure à son tour en déportation. Elle était âgée de 4 ans.



 Un résistant fusillé

La dernière intervention est celle du fils de Joseph Epstein, fusillé au Mont Valérien et chef de la résistance en Ile de France.
Il a quitté sa Pologne où les Juifs étaient persécutés, pour poursuivre ses études de droit en France. Dès 1935 il s’engage dans les Brigades Internationales pour combattre Franco en Espagne. En 1940, il s’engage dans la résistance en France. Il est arrêté en 1944 et fusillé avec Missak Manouchian.



Cette table ronde, fort riche, nous a permis de recueillir de nombreuses informations afin de travailler sur notre projet collectif de jeu de l’oie, sur le thème du Concours.

M. Benzemra, conseiller défense, mémoire et citoyenneté pour le 92.




Texte : Mme Lanoiselée
Photographies : Mme Lanoiselée, Mme Hernandez