Les troisièmes à Péronne pour le centenaire de la première guerre mondiale.

(actualisé le ) par M. Boisseau

Le matin et l’après-midi, sur trois jours, tous les élèves de troisième du collège sont partis sur les traces des combats de la première guerre mondiale, qui a fini il y a cent ans.

Après l’avoir étudié en cours, cette sortie est l’occasion de réactiver les connaissances et de les inscrire concrètement dans les territoires et les objets qui ont façonné la vie et la mort lors de la première guerre mondiale : 9 millions de soldats morts et 20 millions de blessés et de mutilés.

Direction, en bus, la Somme où s’est déroulée la bataille de la Somme, du premier juillet 1916 à novembre 1916.
Face aux Allemands, des Anglais essentiellement mais aussi des Hommes venus de tout l’empire britannique.
Le bilan en est terrible avec plus de 440 000 morts ou disparus.
La seule première journée de cette bataille a causé la perte de près de 20 000 hommes.



Départ tôt le matin pour les troisièmes.


Direction l’autoroute.



La journée des élèves se partage en deux temps :

  • la visite du circuit du souvenir
  • la visite de l’Historial de Péronne

 Le circuit du souvenir

Sur les champs de bataille, au niveau des tranchées, des trous d’obus.
100 ans après les combats, le territoire du front est encore marqué par les stigmates des combats. Le sol garde l’empreinte des obus qui sont tombés par millions de tonnes.
De part et d’autre, les cimetières militaires rappellent les victimes de la violence de masse qui s’est abattue sur les combattants.

Les élèves ont parcouru une partie du circuit du souvenir, à la rencontre du passé.



Thiepval

Le mémorial de Thiepval.


De nombreux corps n’ont pas été retrouvés : les combats ont fait de nombreux disparus.


Il est dédié aux armées franco-britanniques et aux soldats britanniques disparus pendant la bataille de la Somme.


La voute en forme d’arc de triomphe.


Il mesure 45 mètres de haut.


« Leur nom vivra à jamais »


Y sont gravés les noms de plus de 72 000 soldats britanniques et sud-africains disparus sur les champs de bataille de la Somme de juillet 1915 à mars 1918


Noms gravés du mémorial de Thiepval.


De nombreuses familles viennent encore aujourd’hui rendre hommage à un de leurs ancêtres disparu lors de cette bataille de la Somme.


Au pied du mémorial, le cimetière militaire franco-britannique.


L’alignement des croix est impressionnant.


Au delà des chiffres vus en cours, cela permet de se rendre compte des conséquences.







La Boisselle

Autre étape du circuit du souvenir : le trou de mine de la Boisselle.


Le cratère reste béant aujourd’hui : un diamètre de plus de 90 mètres.


Il fait une profondeur de 22 mètres. Il était auparavant plus profond mais il s’est partiellement comblé.


de nombreuses couronnes rendent hommage aux combattants.


Le coquelicot, symbole britannique des combats, est devenu le symbole de la bataille de la Somme, du sang versé.


27 tonnes d’explosifs ont été placées dans une mine : un tunnel creusé sous les tranchées ennemies que l’on fait ensuite exploser pour les détruire.


L’explosion a lieu le 1er juillet 1916 à 7 heures 28. C’est le signal du début de la bataille de la Somme.





Beaumont-Hamel

Beaumont-Hamel : le mémorial Terre-neuvien


Cent ans après, des objets épars et rouillés témoignent encore des combats.


Les vestiges des tranchées.


Les tranchées n’étaient jamais droites : si un obus tombe dedans, ses dégâts sont limités par le coude que forme la tranchée.


Le Caribou est l’emblème des Terre-neuviens qui sont tombés ici.


Trous d’obus, zig-zag des tranchées, poteaux qui soutenaient les fils de fer barbelés.


Après 100 ans, le paysage est encore bouleversé.


Cet arbre marque l’endroit atteint par les terre-neuviens lors de leur offensive. Face au feu ennemi, ils n’ont pu aller plus loin. La plupart sont morts pendant l’assaut.



Une guide qui explique l’assaut des Terre-neuviens aux 3èmes.


Là aussi, des milliers de noms sur le mémorial.



Des objets sont déposés par des familles qui sont venues rendre hommage à un mort ou un disparu.





 L’Historial

Sur la 2nde demi-journée, les élèves visitent L’Historial de la Grande Guerre à Péronne.



Pour découvrir le musée, les élèves étaient guidés par un livret pédagogique.


Cela leur permettait de revoir des éléments vus en cours, en découvrant les objets présentés par l’Historial.


Dans la première salle du musée consacrée aux causes de la guerre.


Les élèves étudient les uniformes de l’armée française au début du conflit.


Ils étaient moins bien adaptés que les uniformes allemands, notamment par leur couleur rouge qui était trop visible.


Avec les tranchées, une nouvelle manière de se battre apparaît. Les armes évoluent.



Otto Dix est un peintre allemand. Dans le musée, des gravures de ce peintre sont présentées.


Il a lui-même combattu. Il reste marqué, comme beaucoup de survivants, par l’horreur des batailles. Ses dessins expriment son traumatisme et dénoncent cette violence de masse.


Aujourd’hui encore, des milliers d’objets, d’obus, de corps sont retrouvés, même 100 ans après et témoignent du conflit, de cette guerre qui devait être la dernière. La "der des der".




L’équipe d’Histoire-Géographie.
Photographies :
Ouejda en 3ème, un grand merci à elle,
M. Boisseau


Merci aux collègues qui ont accompagné les élèves.
Merci à la direction du collège pour avoir permis cette sortie.